Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

2 articles avec lacher prise

Adieu à 2015 Bienvenue à 2016

Publié le par Jaz

à l'image d'une transmission ?

à l'image d'une transmission ?

Témoignage personnel : tourner une page

Dure leçon de l'impulsivité et des problèmes d'automatismes croisés. D'un code à l'autre, d'un Mac au PC, majuscule ou pas, intervalle ou pas, ne pas contrôler l'automatisme comme d'habitude, bref un essai de trop et pftt, la fin d'une histoire de rencontre.

Cette dernière année finissante a vu la disparition de mes fonctions de rédactrice, avec la perte de mon identifiant, pour le site http://sos.lire.ecrire.free.fr .

15 ans de bons et loyaux services. Le temps passe, les idées demeurent. Je remercie encore Frédérique Mattéi de m'avoir permis de l'alimenter si longtemps alors qu'elle a changé de vie et ne publie plus depuis longtemps nulle part. Elle a disparu avec les codes... Elle me les avait proposés il y a longtemps mais je m'étais sentie dépassée et ne croyais pas à l'imminence de sa disparition du net. Le site perdure, certes, mais sans nouvel apport. N'hésitez pas à vous y rendre pour qu'il ne tombe pas dans les oubliettes de free! De nombreux liens vous y mènent.

Il me reste les deux blogs pour discuter mes hypothèses de travail puisque je pratique encore d'une certaine façon. Peut-on s'arrêter jamais ? Cela est, et aura été ma vie quand je ne pourrai plus assurer, ma destinée, s'il faut l'évoquer comme j'en ai discuté avec Miloud...

Le deuil est difficile mais il faut bien s'y résoudre. De nouvelles opportunités vont sûrement surgir, et cette contrariété n'a que peu d'importance face aux bouleversements et horreurs du monde d'aujourd'hui. Puis-je, encore, croire en l'avenir ? je m'y efforce pour mes petits enfants, avec toujours cet autre "émotionnel" qui me tient à distance dans mes relations les plus personnelles.

Je communique "autrement" me semble-t-il encore et toujours.

Un mot à propos de ceux que j'espère pouvoir accompagner encore et encore.

Yann qui va avoir 21 ans, n'a pas fini de grandir. Son insertion sociale dans un univers adulte en est l'enjeu. Il lui faut non seulement améliorer sa "parole" mais entraîner son accès à quelques bases d'écrit... en lien avec sa compréhension de l'univers de mots qui l'entourent et des règles de vie tout court.

Miloud, 28 ans au moins, est encore trop assujetti à l'image qu'il donne de lui-même pour se risquer à "lâcher", bien qu'il s'en approche de plus en plus. Ne plus s'inquiéter de la barre à franchir pour pouvoir "écrire". Accepter de se montrer tel qu'il est, erreurs comprises.

Artus, 26 ans, se rebelle contre le désir de sa famille de le voir tenter un CAP. L'apprentissage "scolaire" en renforcement de ses automatismes déjà acquis, réalisé par une jeune orthophoniste, ne le sécurise pas, il n'y arrive pas. Il aime s'en tenir à des routines pas trop contraignantes sur le plan intellectuel. J'ai moi-même renoncé à le faire aller plus loin au niveau cognitif et vise maintenant sa capacité à raconter... qui me semble si essentielle à tout développement du langage et épanouissement de soi. C'est devenu son objectif : mieux parler, ne plus avoir à bégayer quand le conflit surgit.

A vous, fidèles ou nouveaux lecteurs de ce blog, si vous vous êtes accrochés à ce témoignage jusque là, j'espère pouvoir continuer à transmettre quelques bribes d'expérience, ou du moins que ces bribes deviennent le support d'une réflexion personnelle car chaque expérience est unique et n'est pas "transmissible". Nous ne sommes pas des robots, montés sur un même modèle et... le temps passe par là, apportant d'autres modalités d'échange et de transmission... Sans parler de la question des générations !!!

Que 2016 soit pour tous, une année riche en découvertes de toutes sortes dans l'espoir d'un vivre mieux ensembles pour tous.

Partager cet article

Repost 0

A la conquête de soi (Miloud)

Publié le par Jaz

Montagne inaccessible ou barre trop haute?

Montagne inaccessible ou barre trop haute?

Miloud 526 ans) est revenu après un long temps d'absence. De retour de province (condition pour travailler, même en intérim) il était épuisé et le ramadan pointait... Son passage, ce jour, avait servi à l'inciter à consulter un docteur au lieu de s'en tenir au pharmacien. Il a repris le travail et "en veut toujours autant" même s'il est conscient qu'il en fait trop mais s'il pense trop en général c'est surtout, parce qu'il s'efforce de réussir à ce que personne ne s'aperçoive de ses problèmes. Il le dit comme en passant, mais le reste a, de fait, beaucoup moins d'importance. Ce serait l'erreur à ne pas commettre en quelque sorte. Serait-il devenu plus raisonnable? Il ne voit plus personne, sort du travail et vient me voir. Si je suis là... car je "suis" en vacances, disponible à "être" pour moi-même pour une fois et non pour répondre aux contraintes de l'existence. Il n'est plus prioritaire.

Il est donc de retour. J'essaie de trouver une nouvelle approche, une image de plus, et pars d'un mot qui me fascinait quand j'enseignais la pédagogie il y a 40 ans, il y avait un niveau expectatif et un autre (en bonne dyslexique, un seul mot pour la paire reste disponible) et ce niveau évoqué était impossible à atteindre, évoquant un but en quelque sorte, comme une barre qui se révèle trop haute en compétition... barre qu'on se placerait à soi-même.

Dans une compétition on a des essais, mais pour lui c'est tout de suite le sommet. Je lui propose des métaphores. La barre à sauter est à l'horizon et non dans le pas suivant que tu fais en marchant, tu n'envisages même pas de changer de marche, ou de barreau d'échelle. Non, direct. C'est l'évaluation du jour qui met ainsi en image ce qu'il avait dessiné avec ses flèches, l'une, il y a 5 ans, répondant à la question "écrire c'est quoi pour toi" qui impliquait un retour sur le passé pour pouvoir avancer, l'autre, 2 ans plus tard, réalisée en me disant "vous devez me prendre pour un fou, madame" qui montrait la succession nécessaire des étapes... dans un travail sur l'estime de soi au regard de l'autre.

Miloud réclame alors de choisir une carte, de celles qu'il "consulte" (hasard et destin) depuis plus de 2 ans. L'évocation d'un sommet me fait penser à un choix qu'il avait fait avant que nous ne travaillions avec ces cartes. Je l'invite à se choisir une carte dans celles du petit prince qui lui avaient été proposées alors. J'ai laissé en dernier celle qu'il avait choisie ce jour-là, alors qu' il était "triste et dégoûté" de lui-même. Il la retrouve dès qu'il l’aperçoit avant même de lire le texte de celle qui précède (car il ne "voit" plus seulement une image, mais lit avec intérêt le texte qui l'accompagne...). Cette image illustre tout à fait pour moi le point que nous sommes en train de faire, l'impasse où il se trouve. Il est heureux certes mais la carte de "lâchez-prise" qu'il tire au hasard va-t-elle lui permettre de trouver une autre piste? D'avancer sur son chemin? Elle s'intitule: "Avoir quelqu'un dans le nez".

Il reformule ce qu'il a lu: "pas être énervé contre quelqu'un, cultiver de la haine ne sert à rien".

Nous y sommes, la piste s'ouvre pour une interprétation, j'interviens: :

'tu ne crois pas que c'est toi qui t'as dans le nez! ce n'est plus aide-toi le ciel t’aidera mais aime-toi toi-même ..'

- il poursuit: "et le ciel t'aimera. il faut chercher avec le cœur. Ça me dit "accepte les erreurs".

- je poursuis, . 'Que tu t'aimes toi!' et j'ajoute: 'toi et dans ta solitude, car on est toujours "seul".

Le moment de l'auto analyse est là:

"En ce moment je me mets à l'écart par rapport à mes copains, ils ont leur vie et je ne veux pas faire d'erreur, qu'ils voient ma DL. Au boulot aussi on me dit que j'ai tendance à trop envoyer, trop faire d'efforts..."

Nous passons aux mots coupés à reconstituer dans l'entraîneur cérébral, à pointer la différence entre voir et lire les syllabes qui va nous conduire dans une autre pièce à chercher des mots avec le jeu de Jarnac.

Partager cet article

Repost 0