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Transmission : famille culture et émotion

Publié le par Jaz

Présentation en diaporama des processus impliqués (extrait du diaporama)

Présentation en diaporama des processus impliqués (extrait du diaporama)

On pose le problème de l’incertitude d’une évaluation du langage par des tests, diagnostic différentiel à établir entre des difficultés relevant de dysfonctionnements cognitifs et celles d’origine psycho-affectives, en lien avec la difficulté de pratiquer une anamnèse qui rende compte des aléas des histoires tant familiales qu’individuelles, dans un contexte de migration. Les pistes à suivre sont multiples. Quel est le rapport au langage des membres de la famille, quels sont ses usages de langues ; en quoi renforcent-ils, tout autant que certaines pratiques culturelles, des difficultés qui seraient d’ordre génétique au niveau des apprentissages ? Comment la famille s’inscrit-elle dans un processus d’acculturation, en particulier lorsque le vécu de la mère rend compte de difficultés dans la gestion de ses émotions, ce qui ouvre le champ du « psychoaffectif » sans qu’il s’agisse d’un syndrome psychopathologique caractérisé ? Il s’agit donc, pour un orthophoniste pratiquant en libéral, de rechercher à quoi imputer les difficultés d’assimilation du français dans le contexte scolaire, que ce soit au niveau de la communication orale pour les plus jeunes, puis, du langage « scolaire » à la base des apprentissages dans le champ de l’écrit ? Il s’agit de trouver comment aider des enfants pris dans des problématiques familiales différentes, même s’il s’agit d’une même culture de référence.

Site sos lire écrire

Il s'agit d'une communication faite en 2005 à Alger dans le cadre d'un colloque de l'ARIC (Association pour la recherche interculturelle) où je présentais sous forme de ppt une réflexion sur l'importance de la transmission familiale dans la gestion des émotions d'apprenants d'une autre langue maternelle que le français, en difficulté avec le langage oral et écrit, en particulier dyslexiques. J'y posais la question de la complexité des bases à connaitre pour le praticien avant de poser un diagnostic différentiel afin de déterminer les modalités d'une intervention thérapeutique.

Si je  propose cette présentation ainsi dans ce blog, alors qu'elle est déjà sur le site, c'est que la problématique de transmission exposée reste valable en dehors même du thème particulier retenu pour cette communication.

Ainsi le ppt permet-il d'explorer l'entour de l'enfant, quel qu'il soit, et de mettre en évidence les processus en jeu dans le cadre même de l'acquisition du langage, a fortiori d'un apprentissage de langue autre que la langue dite maternelle. L'histoire de chaque enfant est unique, tout comme lui, mais faut-il pouvoir encore l'identifier pour pouvoir l'aider, qu'on soit parent, éducateur, enseignant, thérapeute etc...

Les textes correspondants sont dans les deux premiers liens du site :

Présentation orale du ppt

Texte publié de la communication : Diagnostic Différentiel des troubles d'acquisition du langage en contexte interculturel milieu défavorisé.

Le ppt est à télécharger sur free à partir du lien ci-dessous, pour le télécharger, voir l'une des vidéos de free, choisir de l'enregistrer ou non, puis quand il s'affiche cliquer sur le verre (en bas) pour le lire en diaporama : le texte et les illustrations apparaissent et changent au clic de souris. Bonne lecture et n'hésitez pas à poser des questions ou faire des commentaires ici même.

DiagnosticDifférentiel2.ppt.pptx

(3 févier) Bonne lecture et surtout s'il y a des termes dont vous ignorez le sens, n'hésitez pas à demander des explicitations de tout l'implicite qu'ils impliquent. Cf. Discussion des implicites sur le site.

 

 

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Adieu à 2015 Bienvenue à 2016

Publié le par Jaz

à l'image d'une transmission ?

à l'image d'une transmission ?

Témoignage personnel : tourner une page

Dure leçon de l'impulsivité et des problèmes d'automatismes croisés. D'un code à l'autre, d'un Mac au PC, majuscule ou pas, intervalle ou pas, ne pas contrôler l'automatisme comme d'habitude, bref un essai de trop et pftt, la fin d'une histoire de rencontre.

Cette dernière année finissante a vu la disparition de mes fonctions de rédactrice, avec la perte de mon identifiant, pour le site http://sos.lire.ecrire.free.fr .

15 ans de bons et loyaux services. Le temps passe, les idées demeurent. Je remercie encore Frédérique Mattéi de m'avoir permis de l'alimenter si longtemps alors qu'elle a changé de vie et ne publie plus depuis longtemps nulle part. Elle a disparu avec les codes... Elle me les avait proposés il y a longtemps mais je m'étais sentie dépassée et ne croyais pas à l'imminence de sa disparition du net. Le site perdure, certes, mais sans nouvel apport. N'hésitez pas à vous y rendre pour qu'il ne tombe pas dans les oubliettes de free! De nombreux liens vous y mènent.

Il me reste les deux blogs pour discuter mes hypothèses de travail puisque je pratique encore d'une certaine façon. Peut-on s'arrêter jamais ? Cela est, et aura été ma vie quand je ne pourrai plus assurer, ma destinée, s'il faut l'évoquer comme j'en ai discuté avec Miloud...

Le deuil est difficile mais il faut bien s'y résoudre. De nouvelles opportunités vont sûrement surgir, et cette contrariété n'a que peu d'importance face aux bouleversements et horreurs du monde d'aujourd'hui. Puis-je, encore, croire en l'avenir ? je m'y efforce pour mes petits enfants, avec toujours cet autre "émotionnel" qui me tient à distance dans mes relations les plus personnelles.

Je communique "autrement" me semble-t-il encore et toujours.

Un mot à propos de ceux que j'espère pouvoir accompagner encore et encore.

Yann qui va avoir 21 ans, n'a pas fini de grandir. Son insertion sociale dans un univers adulte en est l'enjeu. Il lui faut non seulement améliorer sa "parole" mais entraîner son accès à quelques bases d'écrit... en lien avec sa compréhension de l'univers de mots qui l'entourent et des règles de vie tout court.

Miloud, 28 ans au moins, est encore trop assujetti à l'image qu'il donne de lui-même pour se risquer à "lâcher", bien qu'il s'en approche de plus en plus. Ne plus s'inquiéter de la barre à franchir pour pouvoir "écrire". Accepter de se montrer tel qu'il est, erreurs comprises.

Artus, 26 ans, se rebelle contre le désir de sa famille de le voir tenter un CAP. L'apprentissage "scolaire" en renforcement de ses automatismes déjà acquis, réalisé par une jeune orthophoniste, ne le sécurise pas, il n'y arrive pas. Il aime s'en tenir à des routines pas trop contraignantes sur le plan intellectuel. J'ai moi-même renoncé à le faire aller plus loin au niveau cognitif et vise maintenant sa capacité à raconter... qui me semble si essentielle à tout développement du langage et épanouissement de soi. C'est devenu son objectif : mieux parler, ne plus avoir à bégayer quand le conflit surgit.

A vous, fidèles ou nouveaux lecteurs de ce blog, si vous vous êtes accrochés à ce témoignage jusque là, j'espère pouvoir continuer à transmettre quelques bribes d'expérience, ou du moins que ces bribes deviennent le support d'une réflexion personnelle car chaque expérience est unique et n'est pas "transmissible". Nous ne sommes pas des robots, montés sur un même modèle et... le temps passe par là, apportant d'autres modalités d'échange et de transmission... Sans parler de la question des générations !!!

Que 2016 soit pour tous, une année riche en découvertes de toutes sortes dans l'espoir d'un vivre mieux ensembles pour tous.

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